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INCORPORATION GARDIEN DE LA PAIX

L'incorporation en école de Gardien de la Paix

Publié le 16/03/2024, rédigé par Romain (GPX) en collaboration avec des élèves gardien de la paix.

"Bonjour à tous, je suis actuellement élève Gardien de la Paix. J'ai décidé de partager avec vous les différentes étapes d'intégration et de formation au sein de l'école de police de Roubaix (59), dans l'espoir de répondre à toutes les questions auxquelles vous pourriez vous poser. Je tiens a remercier MonUniform.fr pour m'avoir accompagné et formé tout au long des différentes épreuves du concours.

Je vous souhaite une bonne lecture."

Romain
Gardien de la Paix

Sur les traces d’un futur gardien de la paix : Une aventure pleine d’enseignements

L’instant où j’ai appris ma réussite au concours de gardien de la paix a été comme une parenthèse hors du temps, le monde alentour paraissant se figer. Après des mois de préparation intense et d’attente angoissée, j’avais enfin franchi cette étape cruciale. Dans cet article, je me propose de partager avec vous mon admission dans une école de police, signant l’amorce d’une aventure à la fois personnelle et professionnelle hors du commun.

La visite médicale : une étape cruciale

La première étape à franchir est la visite médicale, qui s’avère être bien plus qu’une simple formalité. Elle est essentielle pour évaluer notre aptitude à supporter les exigences et responsabilités liées au métier de policier. Alors que j’attendais mon tour, je prenais pleinement conscience que ma vocation serait mise à l’épreuve dès ce moment. Entre l’appréhension et la fierté à l’idée d’être potentiellement jugé apte à embrasser cette carrière, les émotions étaient intenses.

La convocation rassemble de nombreux candidats, et le processus peut sembler mécanique : on entre d’abord dans un bureau où une infirmière évalue nos capacités fondamentales — audition, vue, poids, etc. Ensuite, on passe dans un autre cabinet où un médecin nous soumet à un interrogatoire plus approfondi. Il nous demande d’effectuer divers exercices pour vérifier l’état de notre colonne vertébrale, et s’enquiert de nos antécédents médicaux. Ce double examen, à la fois général et spécifique, est déterminant pour la suite de notre parcours vers la carrière de policier.

L'enquête de moralité

L’enquête de moralité est souvent une étape appréhendée, car son déroulement varie significativement d’une commune à l’autre. Dans mon cas, j’ai été convoqué au commissariat pour un entretien avec un Officier de Police Judiciaire (OPJ). Il avait déjà mené des recherches à mon sujet. Heureusement, n’ayant eu aucun démêlé avec la justice, notre échange a été bref, moins de cinq minutes. L’officier s’est montré très aimable et l’entretien s’est déroulé sans accroc. 

Mon appréhension initiale était notamment due au fait que certaines personnes de mon entourage étaient défavorablement connues des services de police. Cependant, comme le stipule la loi, « nul n’est responsable que de son propre fait ». Ainsi, malgré ces liens, mon dossier n’a soulevé aucun problème.

L'incorporation : le début d'une nouvelle aventure

Après une longue attente de 8 mois suivant les résultats du concours de gardien de la paix, j’ai enfin reçu ma convocation pour l’école Nationale de police de Roubaix. La lettre précisait de nous présenter à 09h00, munis de :

Arrivé en avance, poussé par l’excitation, je découvre que je ne suis pas le seul dans ce cas. À l’accueil, un policier adjoint vérifie mes documents avant de m’inviter à patienter à l’intérieur de l’établissement. Nous sommes à peu près une centaine à débuter cette aventure. Rapidement, on nous attribue nos chambres individuelles, bien que certaines écoles proposent des hébergements collectifs.

Peu après, nous sommes tous conviés dans un amphithéâtre pour une présentation détaillée du fonctionnement de l’école, du règlement intérieur, ainsi que des différents acteurs pédagogiques et responsables de notre formation.

Vient midi, l’heure du déjeuner. On croise des élèves gardiens de promotions précédentes, déjà en uniforme, ce qui ne manque pas de susciter en nous admiration et envie. En tant que nouveaux, nous attirons les regards. Les repas, organisés par sections, impliquent un peu d’attente. 

La journée se poursuit avec quelques formalités administratives supplémentaires avant que nous soyons libérés à 17h00. À partir de ce moment, nous jouissons d’une totale liberté pour occuper notre temps comme bon nous semble. L’école est bien équipée pour les loisirs et l’entraînement : elle dispose d’une salle de sport, d’un gymnase, de deux dojos pour les arts martiaux, ainsi que d’un bar agrémenté d’un baby-foot parmi d’autres divertissements, offrant ainsi de multiples options pour se détendre et socialiser.

La formation : un parcours exigeant et formateur

La formation en école de police transcende largement le cadre d’un simple apprentissage théorique. Elle représente une plongée profonde dans le monde policier, où chaque cours et chaque exercice contribue à nous faire saisir l’essence même d’être gardien de la paix. Les instants de doute, les épreuves et les triomphes façonnent le creuset où notre dévouement est éprouvé et affirmé.

Dès le lendemain matin, nous sommes rassemblés devant notre bâtiment, répartis en sections de trente personnes. Notre chef de section nous organise par taille pour former des rangs de quatre, nous initiant à la marche synchronisée — le seul mode de déplacement en groupe autorisé au sein de l’école. Ensuite, direction la salle de classe.

Là, chacun à son tour se présente : nom, âge, parcours professionnel, centres d’intérêt, etc. Cette introduction personnelle est suivie d’une explication détaillée du programme à venir.

L’après-midi est consacré à l’essayage de notre uniforme, afin de garantir une présentation uniforme au sein de l’école. On nous propose également d’acquérir un kit de sport de combat, comprenant des gants (ouverts et fermés), une coquille, un casque, un protège-dents, et des protège-tibias, avec la possibilité de l’acheter sur place ou ailleurs.

Le déroulement de la scolarité

Les premières semaines sont cruciales. Elles jettent les bases de notre futur métier à travers des mises en situation réelles et des enseignements théoriques poussés. La diversité des cours, allant du secourisme au maniement des armes, en passant par les techniques d’intervention, montre la complexité et la richesse de notre futur rôle.

• Préparation physique : entrainement aux techniques de sécurité en intervention
(TSI), secourisme, tir et armement ;
• Informatique
• Les fondamentaux : institution, code de déontologie, droit pénal et procédure
pénale, TSI, secourisme, compétences relationnelles
• Les situations professionnelles : analyses de situations réelles (accueil, patrouille,
interpellations et auditions, contrôle d’identité…), mises en situation, retours d’expérience ;
• Les reprises pédagogiques : simulations et rédaction procédurale ;
• Soutien pédagogique.

 

5 semaines en services actifs

L’alternance entre périodes en école et immersions en service actif est un aspect fascinant de la formation. Elle permet de confronter nos acquis à la réalité du terrain, de comprendre véritablement ce que signifie être policier. Chaque retour en école est une occasion d’approfondir nos connaissances, de peaufiner nos compétences, de grandir.

 

Retour en école 

Retour d’expérience avec approfondissement des notions de discernement, contrôle d’identité,
connaissance de l’environnement sociétal, vidéo protection, prise de décision, religions, mais
également sensibilisation à l’accidentologie et présentation des directions d’emplois :

• TSI : emploi des armes, techniques d’intervention, techniques de défense
et d’interpellation et développement des capacités physiques opérationnelles ;
• Mises en situations professionnelles sur les stupéfiants, débits de boissons et
interventions dans les transports en commun ;
• Apprentissages complémentaires : connaissance de l’environnement sociétal,
religions, vidéo protection, prise de décision, mais également sensibilisation à l’accidentologie
et présentation des directions d’emplois, des directions des services actifs d’affectation et des
organisations syndicales ;
• Présentation de l’action sociale, du service de soutien psychologique
opérationnel et à d’autres interventions en amphithéâtre.

Module d’adaptation au premier emploi

Il s’agit d’ approfondir ou de découvrir de nouveaux domaines d’activité, en fonction de votre
direction d’affectation ; direction centrale de la sécurité publique, préfecture de police, direction
centrale des compagnies républicaines de sécurité et direction centrale de la police aux frontières.
Ce module doit vous permettre de vous insérer au mieux dans votre futur service.

L’évaluation : un miroir de notre engagement

Tout au long de cette année de formation, nos instructeurs évaluent non seulement nos compétences mais aussi notre attitude, notre engagement, notre capacité à travailler en équipe. Chaque évaluation est une étape vers notre objectif final : devenir un gardien de la paix capable, loyal, et dévoué.

La vie en école : un quotidien rythmé et exigeant

Le quotidien en école est un savant mélange de discipline, d’apprentissage et de camaraderie. Les journées débutent tôt, marquées par la cérémonie du lever des couleurs, un moment de rassemblement et de rappel des valeurs qui nous unissent. Les cours, denses et variés, occupent la majeure partie de notre temps, alternant entre théorie en salle de classe et pratique sur le terrain. Les pauses déjeuner sont autant d’occasions d’échanger, de partager des expériences et de tisser des liens forts avec mes camarades, qui deviennent une seconde famille.

Après les cours, le temps libre est précieux. Il permet de se ressourcer, de réviser ou simplement de se détendre, mais toujours avec cette conscience du devoir et de la responsabilité qui nous attend. Le couvre-feu instaure une discipline nécessaire, mais aussi une sécurité rassurante, celle d’être ensemble, partageant le même toit, les mêmes rêves et parfois les mêmes inquiétudes.

Voici un exemple type de journée: 

Les enseignements : une diversité formatrice

Les enseignements en école sont un véritable parcours initiatique. Chaque matière, chaque exercice est pensé pour nous préparer aux multiples facettes de notre futur métier. La préparation physique, rigoureuse et exigeante, est là pour forger notre endurance et notre capacité à faire face physiquement aux situations d’intervention. Les cours de droit pénal, de procédure pénale et de déontologie nous immergent dans les fondamentaux éthiques et légaux de notre action.

Les mises en situation, les études de cas, les simulations d’intervention sont autant d’opportunités de se confronter à la complexité de la réalité, d’apprendre à réagir, à décider, souvent dans l’urgence. Ces moments sont révélateurs de notre capacité à intégrer les enseignements, à les mettre en pratique, à agir en gardien de la paix responsable et efficace.

Une transformation profonde

À l’issue de cette année de formation, je ne suis plus tout à fait la même personne. La rigueur, l’exigence, la solidarité, mais aussi les challenges et les réussites ont façonné en moi un futur gardien de la paix prêt à assumer ses responsabilités avec honneur et dévouement. Ce parcours, ponctué de moments forts et de réflexions profondes sur le sens de notre engagement, marque le début d’une carrière au service des citoyens, avec la fierté d’appartenir à la grande famille de la Police nationale.

C’est avec un mélange d’humilité et de fierté que je regarde vers l’avenir, conscient des défis à venir mais armé des connaissances, des compétences et surtout, de l’éthique nécessaire pour y faire face. Pour ceux qui aspirent à rejoindre nos rangs, sachez que le chemin est exigeant, mais chaque étape franchie vous rapproche d’une mission noble et gratifiante.
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Autorisation du port d’armes dans les établissements recevant du public pour les policiers et gendarmes en civil

Autorisation du port de l'arme dans les établissements recevant du public pour les policiers et gendarmes en civil

Le décret gouvernemental nº 2023-984, publié le 25 octobre 2023 au Journal officiel, modifie les dispositions du livre III et du livre IV du code de la sécurité intérieure relatives à l’armement. Ledit décret comporte plusieurs mesures d’importance majeure pour les personnels de la police nationale en matière de port d’arme.

Extension des conditions du port d'arme

Depuis plusieurs années, les membres des forces de l’ordre en France, qu’ils soient policiers ou gendarmes, possèdent le droit de conserver leur arme de service sur eux, même lorsqu’ils ne sont pas en fonction. Cette disposition vise à leur permettre de réagir en cas de menace imminente pour la sécurité publique, même en dehors de leurs heures de travail. Cependant, une zone d’ombre réglementaire subsistait quant au port d’armes par les fonctionnaires de police dans des lieux spécifiques, notamment les établissements recevant du public (ERP).

Toutefois, une évolution législative en 2017 a ouvert la possibilité de changer cette donne. La loi envisageait d’autoriser les policiers actifs à porter leur arme hors service dans les ERP, reconnaissant ainsi la nécessité potentielle pour eux d’agir rapidement en cas d’incident grave. Cependant, pour que cette loi entre en application effective, un décret d’application était requis. Sans la publication de ce décret, la loi, bien que votée, est restée lettre morte et n’a donc pas pu être appliquée.

C’est dans ce contexte qu’un débat sur la sécurité intérieure et la protection des citoyens a été relancé, soulignant la nécessité d’adapter les mesures de sécurité aux menaces actuelles tout en respectant les libertés publiques et le cadre légal qui régit la vie en société.

Officialisation avec le décret gouvernemental nº 2023-984, publié le 25 octobre 2023 au Journal officiel.

Les policiers et les gendarmes, jouent un rôle essentiel dans la sécurité des citoyens et sont soumis à des règlements stricts concernant le port d’armes, y compris en dehors de leurs heures de service. En vertu d’une réglementation étendue, non seulement les policiers, mais aussi les gendarmes actifs sont autorisés à porter leur arme de service lorsqu’ils pénètrent dans des établissements recevant du public (ERP).

Cette mesure s’applique dans divers lieux publics tels que les musées, les salles d’exposition, les salles de spectacle et de concert, les enceintes sportives et autres lieux similaires.

Pour les gendarmes comme pour les policiers, lorsqu’ils accèdent à un ERP équipé d’un système de contrôle comme un portique de sécurité ou un dispositif de filtrage géré par des agents de sécurité, ils doivent se déclarer dès le début du contrôle. Ils présentent pour cela leur carte professionnelle ainsi qu’un brassard ou un autre signe distinctif d’identification qui les marque comme membre des forces de l’ordre.

Il est impératif que les membres des forces de l’ordre, qu’ils soient policiers ou gendarmes, conservent leur arme sur eux de manière sécurisée et discrète, la rendant non visible au public. 

La présence d’armes dans des espaces publics est une mesure de sécurité sérieuse qui requiert une discipline constante de la part des forces de l’ordre. En cas de besoin, ils doivent pouvoir s’identifier auprès du personnel de gestion de l’ERP ou de ses agents, assurant ainsi une coordination efficace entre la sécurité privée et les autorités publiques pour la sécurité de tous.

Les policiers peuvent utiliser leur arme de service dans les stands de tir de leur association

Le cadre législatif et réglementaire relatif au port d’armes par les forces de l’ordre en France a connu une évolution notable avec la publication du décret gouvernemental nº 2023-984. Ce dernier offre aux policiers actifs et aux gendarmes membres d’associations de tir sportif la possibilité d’utiliser leur arme de service dans le cadre de leurs activités de tir. Cette mesure reconnaît l’importance de la pratique régulière du tir pour maintenir et perfectionner les compétences opérationnelles des forces de l’ordre.

Le décret va plus loin en détaillant les modalités d’acquisition et de détention de munitions, en alignant les conditions sur celles déjà établies pour les tireurs sportifs civils. Ainsi, les fonctionnaires de police et les gendarmes peuvent détenir jusqu’à 1 000 munitions par arme de service et sont autorisés à en acquérir jusqu’à 2 000 cartouches par période de douze mois. Cette quantité substantielle assure que les agents peuvent s’entraîner de façon régulière et intensive, ce qui est essentiel pour le maintien de leur capacité d’intervention et la sécurité publique.

Cette réglementation ouvre également la voie à une plus grande autonomie des forces de l’ordre dans la gestion de leur équipement de service. En leur permettant d’acquérir eux-mêmes les munitions nécessaires à leur entraînement, le décret facilite une préparation plus approfondie et personnalisée, tout en veillant à ce que cette pratique reste encadrée et sécuritaire.

Cette initiative s’inscrit dans une démarche globale d’amélioration continue des compétences et des performances en matière de tir des forces de sécurité, une compétence fondamentale pour les professionnels chargés de faire respecter la loi et de protéger les citoyens. En résumé, ce décret vise à accroître la préparation et l’efficacité des forces de l’ordre tout en s’assurant que leurs pratiques de tir restent conformes à la réglementation en vigueur pour les tireurs sportifs.

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Méthodologies des cas pratiques

Méthodologies des cas pratiques

Qu’es ce que la résolution d’un cas pratique ?

Introduction

La résolution d’un cas pratique au concours de gardien de la paix est une épreuve écrite qui permet d’évaluer les compétences des candidats à faire face à des situations professionnelles qu’ils pourraient rencontrer en tant que policiers. Lors de cette épreuve, les candidats sont confrontés à un ou plusieurs scénarios fictifs, souvent accompagnés d’un dossier documentaire limité à 15 pages contenant des textes de lois, des extraits d’articles, des graphiques ou d’autres documents pertinents.

Pour réussir cette épreuve, il est important de maîtriser les compétences suivantes :

  1. Analyser la situation professionnelle propose : Il s’agit d’examiner attentivement les enjeux, les acteurs et les contraintes de la situation pour bien comprendre les problématiques à résoudre.
  2. Hiérarchiser et synthétiser les informations : Les candidats doivent être capables de sélectionner les informations les plus pertinentes contenues dans le dossier documentaire et de les organiser de manière claire et concise.
  3. Rechercher et proposer des solutions appropriées : Les candidats doivent identifier et proposer des solutions cohérentes pour résoudre les problèmes posés dans les scénarios.
  4. Prioriser les actions nécessaires : Il est important de déterminer quelles actions doivent être entreprises en premier lieu et de planifier les étapes à suivre pour résoudre les problèmes.
  5. Prendre des initiatives : Les candidats doivent être capables de faire preuve de proactivité et d’adaptabilité face aux situations professionnelles proposées.
  6. Formuler des propositions pratiques et opérationnelles : Les réponses des candidats doivent être concrètes, réalisables et en adéquation avec les missions, la légalité et les obligations déontologiques des policiers.

En suivant ces principes, les candidats pourraient désigner leurs capacités à comprendre et à résoudre des cas pratiques dans le cadre du concours de gardien de la paix.

Même en tant que candidat externe possédant une connaissance limitée de la police nationale, il est tout à fait possible de réussir cette épreuve. Néanmoins, il est vivement conseillé d’acquérir et de maîtriser les connaissances relatives aux missions d’un agent de police.

Analyser la situation professionnelle propose

I. Lecture attentive et approfondie du sujet

Lorsque vous abordez un cas pratique, il est crucial de commencer par lire attentivement le sujet proposé. Prenez le temps d’analyser chaque mot et chaque phrase pour bien cerner la problématique et les enjeux de la situation présentée. Une lecture exigeante vous permettra de mieux comprendre le contexte, les questions posées et les attentes de l’épreuve. En accordant une attention particulière aux détails, vous serez en mesure de repérer les éléments essentiels à prendre en compte lors de l’élaboration de vos réponses. Cette étape est fondamentale pour éviter les erreurs d’interprétation et pour garantir une réponse cohérente et pertinente au cas pratique. En somme, une lecture attentive et approfondie du sujet est la première étape cruciale pour réussir l’épreuve d’un cas pratique.

II. Identification et compréhension de la situation

A. Repérage des objectifs

Lors de l’analyse d’un cas pratique, il est essentiel d’identifier les objectifs qui y sont évoqués. Ces concepts vous guideront tout au long de votre réflexion et vous permettront de structurer vos réponses de manière cohérente. Pour ce faire, repérez les termes techniques, les notions juridiques, les enjeux éthiques ou les problématiques professionnelles citées dans le sujet.

B. Analyse de la pertinence des concepts clés

En saisissant la signification de ces concepts et leur pertinence pour le cas présenté, vous serez en mesure de mieux cerner les aspects importants à prendre en compte dans votre analyse. De plus, cette démarche vous aidera à développer des arguments solides et à vous appuyer sur des références pertinentes pour soutenir votre raisonnement. En résumé, l’identification des objectifs d’un cas pratique est une étape primordiale pour aborder l’épreuve.

Hiérarchiser et synthétiser les informations

I. Techniques de repérage et d’annotation des documents importants ».

Afin d’optimiser le repérage des documents à citer, équipez-vous de cinq surligneurs aux couleurs distinctes (telles que le rouge pour les références au sujet 1, le bleu pour le sujet 2, etc.). Il est possible que certains textes du corpus soient utilisés à plusieurs reprises pour des sujets distincts (par exemple, les articles 40 et 78 du CPP qui assument la fonction de gardien et l’article 53 du CP défini le flagrant délit). Dans ce cas, n’hésitez pas à marquer un, deux ou trois traits de surligneurs aux couleurs variées en marge, en face des passages concernant les sujets 1, 3, 5, et ainsi de suite.

II. Établir des liens entre les objectifs et les documents fournis

Après avoir identifié les objectifs d’un cas pratique, il est important d’établir des liens entre ces objectifs et les documents fournis dans le dossier. L’objectif est de déterminer comment les informations contenues dans les documents peuvent éclairer, appuyer ou contredire les objectifs que vous avez identifiés. Pour cela, analysez attentivement chaque document en gardant à l’esprit les objectifs. Identifiez les passages pertinents qui se rapportent directement aux objectifs et notez les références pour faciliter leur utilisation ultérieure dans votre réponse.

III. Organiser vos idées et structurer votre réponse

Une fois que vous avez identifié les objectifs et établi des liens avec les documents fournis, il est temps d’organiser vos idées et de structurer votre réponse. Commencez par élaborer un plan détaillé qui met en évidence les arguments principaux que vous souhaitez développer pour répondre aux questions posées. autoriser à organiser vos idées de manière logique et cohérente, en veillant à ce que chaque argument soit étayé par des éléments provenant des documents fournis ou de vos connaissances générales.

IV. Rédiger une réponse claire et argumentée

En suivant votre plan et en vous appliquant sur les objectifs, les documents fournis et vos connaissances générales, rédigez une réponse claire et argumentée pour chaque question posée. Assurez-vous d’utiliser un style rédactionnel précis et professionnel, en évitant les abréviations et le jargon inutile. Il est essentiel de citer correctement les sources et de faire référence aux documents lorsque cela est pertinent pour soutenir vos arguments. Enfin, veillez à répondre de manière complète et approfondie à chaque question posée, en démontrant une compréhension approfondie du cas pratique et des objectifs en jeu.

Rechercher et proposer des solutions appropriées

Pour répondre aux questions de mise en situation professionnelle, suivez une approche méthodique et simplifiée. Les situations réalistes reflètent une compréhension, une analyse et une résolution de la situation en tenant compte des actions prévues. Il est judicieux d’organiser vos réponses en commençant par un diagnostic, puis en évaluant la situation avant de proposer une ou plusieurs solutions.

Voici les étapes à suivre pour répondre aux questions :

  1. Mentionnez vos sources (numéro de document, textes de loi, extraits d’articles ou de livres) en utilisant des guillemets pour les citations directes. Utilisez des crochets pour condenser ou simplifier les citations en éliminant les éléments non pertinents.
  2. Démontrez votre discernement et votre intégrité morale dans vos réponses.
  3. Familiarisez-vous avec les principes déontologiques et les responsabilités de la police.
  4. Recherchez la solution qui favorise l’intérêt général, l’intégrité des agents publics et la légalité.
  5. Tenez compte des obligations associées à la profession policière, telles que le travail en équipe, les mutations, la hiérarchie, les astreintes et les rappels sur les repos.
  6. Accordez la priorité à l’étude des aspects déontologiques en examinant des cas concrets.
  7. Consultez la presse écrite sur les fautes professionnelles commises par les policiers pour mieux comprendre et anticiper les erreurs à éviter.
  8. Abordez avec nuance et honnêteté les questions déontologiques en vous rendant plus efficace sur des principes de base, des droits et obligations des policiers et des sanctions administratives potentielles.
  9. Exprimez votre point de vue personnel de manière nuancée dans les questions nécessitant une prise de position. Évitez d’être excessivement critique ou agressif dans vos propositions.
  10. Utilisez des connecteurs logiques pour diversifier votre argumentation et aborder différents aspects (par exemple, « dans ce cas… », « en raison de… », « en poursuivant notre action »…).
  11. Soyez précis et factuel dans votre réponse.
  12. Relisez-vous pour présenter un travail exempt d’erreurs orthographiques et syntaxiques.

Prioriser les actions nécessaires

Les situations trouvent leur résolution légale dans les articles, circulaires et décrets du corpus. Les candidats doivent s’y référer pour justifier leurs décisions. Une expertise juridique n’est pas nécessaire pour réussir ce sujet. Cependant, les candidats au concours de gardien de la paix respecteraient les principes fondamentaux des procédures pour se conformer à la légalité, la déontologie et la sécurité de la police et adopteraient une posture professionnelle qui distinguera leur copie.

Observez et envisagez la situation, en tenant compte de tous les paramètres pour prendre la décision appropriée : contexte de travail, lieux, circonstances, etc.

a) Le contexte de travail : Considérez le rôle et la position du gardien de la paix (en patrouille, en Police de Sécurité du Quotidien, stagiaire, en repos, en congé, etc.). Le contexte professionnel influencera les actions à entreprendre et les responsabilités à assumer.

b) Les lieux : Prenez en compte l’environnement de l’incident (zone urbaine, quartier sensible, route à forte circulation, stationnement, accueil au poste de police, etc.). Les lieux peuvent avoir un impact sur les ressources disponibles, les risques encourus et les mesures de sécurité à mettre en place.

c) Les circonstances : Tenez compte des situations particulières telles que le plan Vigipirate, les alertes attentats, l’état d’urgence, etc. Ces circonstances peuvent modifier les priorités, les procédures à suivre et les niveaux d’intervention.

En examinant tous ces éléments contextuels, vous serez en mesure de prendre des décisions éclairées, adaptées à la situation spécifique et en conformité avec les procédures légales et déontologiques. Une évaluation précise de la situation vous permettra également de mieux anticiper les conséquences de vos actions et de minimiser les risques pour vous-même et les autres personnes impliquées.

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LES ÉPREUVES DU CONCOURS DE GARDIEN DE LA PAIX

LES ÉPREUVES DU CONCOURS DE GARDIEN DE LA PAIX

I . CONCOURS EXTERNE

1) Épreuve d’admissibilité

La phase d’admissibilité comporte 4 épreuves :
  • Une résolution d’un ou plusieurs cas pratiques, à partir d’un dossier ne pouvant excéder 15 pages, consiste en des mises en situation guidées par des questions. Cette épreuve est destinée à évaluer les capacités rédactionnelles, de compréhension d’une situation professionnelle, d’analyse et de synthèse des candidats ainsi que leur faculté à se projeter dans leurs futures missions. Durée 2h – note éliminatoire inférieure à 5/20, coefficient 4.   
    • Un questionnaire à choix multiples de culture générale, en rapport avec l’actualité en France et dans le monde, le cadre institutionnel et politique français et européen, les valeurs et symboles républicains de la France prévus par la Constitution et les grandes périodes de l’histoire de la France. Coefficient 2 
    • Un questionnaire à choix multiples de langue étrangère permettant d’évaluer les compétences linguistiques des candidats. coefficient 1 . Les langues proposées sont l’anglais, l’espagnol et l’allemand. Les candidats précisent la langue choisie lors de l’inscription au concours et ne peuvent en changer après la clôture des inscriptions. Ces deux épreuves (=questionnaires) se déroulent simultanément. Durée 1h pour répondre aux deux questionnaires.
     
  • Des tests psychotechniques obligatoires et non notés, destinés à mesurer les aptitudes intellectuelles des candidats ainsi que leur profil psychologique, en évaluant notamment leur stabilité émotionnelle et le rapport à l’autorité Durée 2h. Les résultats de ces tests sont communiqués aux membres du jury d’entretien.
 

2) Épreuve d’admission

L’admission comporte :
  • un Parcours d’habileté motrice (PHM) et un Test d’endurance cardio-respiratoire (TECR) ; coefficient 4. Les modalités et le barème sont fixés par arrêté du ministre de l’Intérieur. Note éliminatoire inférieure à  7/20 (à l’une ou l’autre des 2 épreuves sportives). À noter : les candidats éliminés aux épreuves sportives ne seront pas convoqués à l’épreuve orale.
 
  •  Un entretien de recrutement avec le jury permet d’évaluer l’aptitude et la motivation du candidat à occuper les fonctions de gardien de la paix, d’apprécier sa personnalité, ses qualités de réflexion ainsi que ses connaissances. Le jury dispose comme aide à la décision, : – des résultats des tests psychotechniques passés par le candidat au moment de l’admissibilité, interprétés par le psychologue – d’un curriculum vitae détaillé, remis le jour même de l’épreuve par le candidat au service organisateur du concours à l’attention des membres du jury. Ce curriculum vitae devra comporter les compétences acquises lors du parcours scolaire et extrascolaire et développer les raisons de ce choix professionnel. Durée 25 min dont 5 de présentation – note éliminatoire inférieure à 5/20, coefficient 5.

II . CONCOURS INTERNE

1) Premier concours

Épreuve d’admissibilité Ouvert aux fonctionnaires et agents de l’État,des collectivités territoriales, des établissements publics qui en dépendent, y compris ceux mentionnés à l’ article 2 de la loi n° 86-33 du 9 janvier 1986 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique hospitalière, aux militaires ainsi qu’aux agents en fonction dans une organisation internationale intergouvernementale qui, au 1er janvier de l’année du concours, sont âgés de moins de 45 ans et justifient d’au moins 4 ans de services publics. La phase d’admissibilité comporte 4 épreuves :
  • Une résolution d’un ou plusieurs cas pratiques, à partir d’un dossier ne pouvant excéder 15 pages, consiste en des mises en situation guidées par des questions. Cette épreuve est destinée à évaluer les capacités rédactionnelles, de compréhension d’une situation professionnelle, d’analyse et de synthèse des candidats ainsi que leur faculté à se projeter dans leurs futures missions. Durée 2h – note éliminatoire inférieure à 5/20, coefficient 4.   
    • Un questionnaire à choix multiples de culture générale, en rapport avec l’actualité en France et dans le monde, le cadre institutionnel et politique français et européen, les valeurs et symboles républicains de la France prévus par la Constitution et les grandes périodes de l’histoire de la France. Coefficient 2 
    • Un questionnaire à choix multiples de langue étrangère permettant d’évaluer les compétences linguistiques des candidats. coefficient 1 . Les langues proposées sont l’anglais, l’espagnol et l’allemand. Les candidats précisent la langue choisie lors de l’inscription au concours et ne peuvent en changer après la clôture des inscriptions. Ces deux épreuves (=questionnaires) se déroulent simultanément. Durée 1h pour répondre aux deux questionnaires.
     
  • Des tests psychotechniques obligatoires et non notés, destinés à mesurer les aptitudes intellectuelles des candidats ainsi que leur profil psychologique, en évaluant notamment leur stabilité émotionnelle et le rapport à l’autorité Durée 2h. Les résultats de ces tests sont communiqués aux membres du jury d’entretien.
Épreuve d’admission L’admission comporte :
  • un Parcours d’habileté motrice (PHM) et un Test d’endurance cardio-respiratoire (TECR) ; coefficient 4. Les modalités et le barème sont fixés par arrêté du ministre de l’Intérieur. Note éliminatoire inférieure à  7/20 (à l’une ou l’autre des 2 épreuves sportives). À noter : les candidats éliminés aux épreuves sportives ne seront pas convoqués à l’épreuve orale.
 
  • Un entretien avec le jury s’appuie sur un dossier professionnel, préalablement déposé par le candidat auprès du service organisateur du concours à une date fixée par l’arrêté d’ouverture du concours. Le dossier sera transmis au jury par le service organisateur.Ce dossier permet de mettre en évidence les acquis de l’expérience professionnelle du candidat et ses motivations à devenir gardien de la paix. Le jury dispose, comme aide à la décision, des résultats des tests psychotechniques passés par le candidat au moment de l’admissibilité, interprétés par le psychologue Durée 25 min dont 5 de présentation – note éliminatoire inférieure à 5/20, coefficient 5.

2) Second concours

Épreuve d’admissibilité Ouvert sans condition de diplôme aux policiers adjoint (PA), aux cadets de la République et aux gendarmes adjoints volontaires (GAV APJA). Peuvent candidater :
  • les policiers adjoint en activité et comptant plus d’1 an de service effectif à la date de la 1ère épreuve écrite et âgés de moins de 37 ans au 1er janvier de l’année du concours (aucune dérogation d’âge n’est possible) ;
  • les candidats issus du parcours « cadets de la République » en fin de formation ;
  • les GAV APJA ou volontaires des armées servant dans la gendarmerie nationale, en activité, titulaires du diplôme de gendarme adjoint, et comptant plus d’1 an de service effectif à la date de la 1ère épreuve écrite.
  La phase d’admissibilité comporte 4 épreuves :
  • Une résolution d’un ou plusieurs cas pratiques, à partir d’un dossier ne pouvant excéder 15 pages, consiste en des mises en situation guidées par des questions. Cette épreuve est destinée à évaluer les capacités rédactionnelles, de compréhension d’une situation professionnelle, d’analyse et de synthèse des candidats ainsi que leur faculté à se projeter dans leurs futures missions. Durée 2h – note éliminatoire inférieure à 5/20, coefficient 4. 
    • Un questionnaire à choix multiples de culture générale, en rapport avec l’actualité en France et dans le monde, le cadre institutionnel et politique français et européen, les valeurs et symboles républicains de la France prévus par la Constitution et les grandes périodes de l’histoire de la France. Coefficient 2 
    • Un questionnaire à choix multiples de langue étrangère permettant d’évaluer les compétences linguistiques des candidats. coefficient 1 . Les langues proposées sont l’anglais, l’espagnol et l’allemand. Les candidats précisent la langue choisie lors de l’inscription au concours et ne peuvent en changer après la clôture des inscriptions. Ces deux épreuves (=questionnaires) se déroulent simultanément. Durée 1h pour répondre aux deux questionnaires.
     
  • Des tests psychotechniques obligatoires et non notés, destinés à mesurer les aptitudes intellectuelles des candidats ainsi que leur profil psychologique, en évaluant notamment leur stabilité émotionnelle et le rapport à l’autorité Durée 2h. Les résultats de ces tests sont communiqués aux membres du jury d’entretien.
Épreuve d’admission L’admission comporte :
  • un Parcours d’habileté motrice (PHM) et un Test d’endurance cardio-respiratoire (TECR) ; coefficient 4. Les modalités et le barème sont fixés par arrêté du ministre de l’Intérieur. Note éliminatoire inférieure à  7/20 (à l’une ou l’autre des 2 épreuves sportives). À noter : les candidats éliminés aux épreuves sportives ne seront pas convoqués à l’épreuve orale.
 
  • Un entretien avec le jury s’appuie sur un dossier professionnel, préalablement déposé par le candidat auprès du service organisateur du concours à une date fixée par l’arrêté d’ouverture du concours. Le dossier sera transmis au jury par le service organisateur.Ce dossier permet de mettre en évidence les acquis de l’expérience professionnelle du candidat et ses motivations à devenir gardien de la paix. Le jury dispose, comme aide à la décision, des résultats des tests psychotechniques passés par le candidat au moment de l’admissibilité, interprétés par le psychologue Durée 25 min dont 5 de présentation – note éliminatoire inférieure à 5/20, coefficient 5.